Fanfictions Carby

Fanfiction de Lena-Chan:
Chapitre 1 :
La jeune femme descendit du train . Il était Onze heures et le soleil éclairait Paris , ce n’était pas pour rien que cette ville s’appelait la ville lumière . Elle était brune , et assez jolie . Elle regarda sa montre , pris ses bagages , une valise en cuir marron , et parti d’un pas pressé en dehors de la gare d’Austerlitz .
Abby se sentait perdue dans cette foule de gens affairés qui allaient au travail , se promenaient , mangeaient aux terrasses des cafés , … Tout cela était si différent du Cook county … Comment allait elle retrouver du travail dans cette ville si différente de l’Amérique … ? Et dire qu’elle avait fait tout cela pour lui …
*** Flash bacK ***
Elle venait de soigner une jeune fille de 11 ans a la jambe cassé , elle allait bientôt finir sa garde , il était temps … « Mademoiselle ? Puis je parler au docteur Carter s’il vous plait ? » Elle se retourna vivement et se trouva nez a nez avec un vieil homme d’une soixantaine d’années qui lui faisait face … Elle s’approcha de lui :
« Monsieur, cela fait un an que John … euh … le docteur Carter est parti . Il vit actuellement en France . Je suis le docteur Abby Lockhart , Je peux vous aider ?
_ Non , je ne crois pas . Le docteur Carter m’a soigné il y a un an et a détecté un cancer . J’ai fait des chimiothérapies et je suis en phase de rémission complète et je tenais a remercier l’homme qui m’ a sauvé la vie …
_ Oui , c’était un très bon médecin … Monsieur ? Ou êtes vous ? »
L’homme avait déjà disparu. Elle ressentit tout a coup un besoin de s’en aller de cet hôpital … Tout cela autour d’elle lui paraissait étranger. Elle tourna la tête et vit Morris… , Morris ? Mais que faisait ’il a la place qu’occupait autrefois John Carter ? Lui … Chef des internes ? C’était décidément une mauvaise blague . Elle rejoignit alors son casier , dans la salle de repos des médecins , elle dirait a Weaver qu’elle se sentait mal. Non , elle ne pouvais pas continuer a travailler aux urgences aujourd’hui … Elle posa sa blouse , prit son sac et sortit , il faisait beau . Elle se demanda d’abord ou aller … Chez Neela ? Non , elle n’avais pas envie de parler médecine . Elle se dirigea donc, comme poussée par une force incertaine , vers la plage ou elle avait été avec John , lorsque l’épidémie avait été finie . Quels beaux souvenirs … Mais , elle devait l’oublier , il était parti . Et puis , il y avait bien Luka , et ses avances incessantes : il l’aimait toujours , elle le savait . Mais elle ? L’aimait elle ? A chaque fois qu’elle réfléchissait a la question , Abby ne pouvait s’empêcher de penser a Carter. Mais pourquoi , pourquoi avait elle refusé sa demande en mariage ? Pourquoi ne l’avait elle pas aidé quand sa grand mère était morte ? Pourquoi avait elle douté d’elle a ce moment précis ? Si elle avait accepté , aujourd’hui elle serait peut être avec lui sur cette plage , avec leurs enfants , qui sait ?
Mais non , elle était toute seule , hantée par le souvenir de cette journée sur la plage , après la mort de Mark Green. Elle regarda l’horizon : il était si loin d’elle … Des larmes commencèrent a perler sur ses joues … Elle s’assit alors , au bord de l’eau et pleura , pleura pour oublier ce qu’elle était devenue sans lui , pleura au lieu de boire … Il avait tant fait pour elle , elle n’avait plus jamais touché une goutte d’alcool depuis ce temps là , il l’avait sauvée , il lui avait offert un avenir … Et elle ? Que lui avait elle donné en échange ? Rien. Elle se haïssait … Si seulement …
Elle pleura longtemps . Puis , a 7 heures , elle se leva et retourna a son appartement . Elle était décidée : même si c’était du suicide , même si il aimait Kem , même si ils avaient déjà peut être un enfant , même si il ne lui parlerait plus jamais … Il fallait qu’elle le voie.
*** Fin du flash BacK ***
Elle avançait dans la rue . Mais ou diable pouvait bien être cet hôtel ? … Elle s’approcha d’un grand hôtel assez ancien , elle l’avait enfin trouvé . Elle rentra , demanda sa clé , et alla dans sa chambre . Elle avait besoin de repos …
C’était au premier étage , il y avait même un balcon et on avait une vue superbe sur le parc … Abby n’était pas déçue : Paris était réellement une ville magnifique. Mais elle n’avait pas l’esprit a ça : 11 heures d’avion, 1 heure de train et ½ heure de marche : elle était épuisée … Elle s’allongea sur le lit et s’endormit presque aussitôt …
Elle s’éveilla . Mais où était elle ? Pourquoi n’était elle pas a Chicago ?
Ah oui , elle se souvenait maintenant : elle était a Paris … pour le revoir . Mais comment allait elle le revoir si elle ne connaissait même pas son adresse ? Il faudrait maintenant prier pour qu’il n’ai pas changé de numéro de téléphone … Oserait elle l’appeler ? C’était difficile de lui dire « salut , c’est moi , je veux te revoir » comme si de rien était , sans éveiller de soupçons … Elle devait jouer finement. Elle se leva , alla ouvrir la fenêtre : il devait être 9 heures du matin. Elle décida ensuite d’aller se laver , après être passé devant un miroir et avoir constaté qu’elle n’était pas vraiment très fraîche^^ .
Une fois prête , elle décida d’aller visiter les hôpitaux de la ville, «quel tourisme pour un médecin », se disait elle … mais c’était peut être la seule façon de le retrouver . Un espoir , l’espoir de le revoir , de lui reparler , de l’embrass… Non elle allait trop loin , il fallait que cela cesse , il aimait Kem maintenant . Mais que faisait elle ici , dans cette ville inconnue , juste pour poursuivre un rêve inaccessible ? Elle était folle , folle de lui aussi , ça c’est sur …
Elle visita six hôpitaux dans la matinée , se faisant passer pour une infirmière , ce qui n’était pas si dur . Pas une trace de lui . Elle commençait a désespérer lorsque…
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« … Abby ? »
Non , ce n’était pas possible , pas elle , pas ici , pas maintenant . Il s’était juré de l’oublier , a jamais . Il l’avait tellement fait souffrir : il s’était convaincu qu’elle ne voudrait jamais de lui. Mais alors que faisait elle dans cet hôpital parisien ? Cela faisait 1 an maintenant qu’il travaillait ici : rien à voir avec le Cook county , bien sûr … mais , il s’y plaisait . Abby … Elle aurait du être avec Kovac , mais non , elle était toute seule , désorientée , comme cherchant on ne sait qui on ne sait où .
Elle aurait reconnu cette voix entre mille , sa voix . Mais tout à coup , tous ses espoirs s’ébranlaient : et si il ne voulait plus lui parler ? Et si il l’avait oublié ? Que ferait elle ? Et puis , elle se retourna .
« John ? »
Que dire ? Il était si … beau . Il avait l’air si heureux , et elle si perdue . Elle était venue pour rien, il n’avait pas besoin d’elle. Elle faisait demi-tour lorsque qu’il lui demanda :
« ça va ? tu n’es pas malade , au moins ? »
Il avait envie de se mettre des baffes … Elle était là , devant lui . Cela faisait des mois qu’il rêvait de cet instant et il lui avait sorti une phrase ridicule . C’est sur , elle allait s’en aller … il ne voulait pas la perdre … il était si heureux de la revoir , de lui parler … La barrière qui retenait son cœur depuis des mois s’était brisée , comme par magie , à l’instant où il avait su que c’était elle , au premier instant . John Carter , chef des urgences de l’un des plus prestigieux hôpitaux parisiens , était là , comme un adolescent … il avait énormément de mal a s’empêcher de rougir .
« Oui , oui , ne t’inquiètes pas . Je vais bien.
_ Mais alors, que fait tu ici ?
_ Je venais juste à Paris dans l’espoir de … enfin , non , en touriste quoi . Et je me disais que ce serait sympa de voir où tu en étais depuis tout ce temps. »
Tu te noies , Abby. Comment veux tu qu’il s’intéresse à toi si tu n’es même pas capable d’aligner deux mots … Son cœur battait à tout rompre , et elle ne savait plus quoi dire …
« Comme tu vois , je travaille ici … c’est assez tranquille . Et toi , tu es toujours au Cook county ?
_Oui , toujours .
_ D’accord … je vais continuer a me promener , je suis heureuse de t’avoir revue John … On s’appelle ?
_ Oui , bien sur . Au revoir , Abby !
_ Au revoir , John … »
C'est toujours dans ces moments-là que le ciel décide de se mettre à pleuvoir. C'est typique. Même quasi inévitable. On a beau se dire que c'est pas vrai, que ça fait trop cliché, n'empêche, il pleut quand même. Faut croire que le ciel s'en fiche des clichés.
Le pire, c'est que ce n'est jamais de la vrai pluie. Juste un crachin, une bruine fine, pas suffisante pour mouiller, juste de quoi déprimer. Pas un orage, non, pas un orage, un orage, ce serait trop beau, ça hurlerait, ça gémirait, et on pourrait s'y abandonner à son désespoir.
Mais non. Pas d'orage, juste cette bête pluie ridicule, sous laquelle on a l'air bête et ridicule, et malheureux...
Retourne-toi. S'il te plait, retourne-toi. Retourne-toi et je te rejoins , Abby, c'est promis.
Mais elle garde le dos tourné. Et plus elle s'éloigne, plus c'est évident que c'est irrémédiable. Qu'on ne reviendra pas sur ce qui a été dit.
« Au revoir , Abby !
_ Au revoir , John .. »
Quelle idiotie d'avoir dit une bêtise pareille ! Non, ce n'est pas mieux comme ça ! C'est même pas supportable du tout, comme ça ! Il va falloir continuer sans elle, se dire qu’on la verra plus jamais , et ne plus rien attendre, ne plus rien espérer, ne plus croire en rien, parce qu'elle sera là, toujours là, mais désormais sans lui.
Elle s'éloigne lentement, à petit pas, les poings serrés sur son sac.
Rappelle-moi ! Rappelle-moi, et j'oublie tout, c'est promis. Dis mon nom. Je me retourne, et je reviens. Je veux pas qu'on se quitte, non ! Non ! John , je t'en supplie, rappelle-moi !
Pas un son, pas un appel. Non, c'est impossible, il faut qu'elle se retourne !
Il est déjà reparti.
Fini, c'est fini.
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Dernière mise à jour de cette page le 14/05/2007